Fédérez le monde…et faites le bouger !

Vous cherchez des idées pour impliquer vos collaborateurs, les fédérer autour d’un projet ? Voici la proposition de Matt :

 


Mon année 2008 , et aussi des voeux pour 2009

Prendre du recul sur son travail. Voilà une vraie bonne idée, qui est développée dans tous les bons stages de management, dans les entretiens annuels d’évaluation ( hum, hum, ça c’est moins sûr ), dans les conversations entre couples, le soir dans la cuisine, quand on revient stressé, harassé, épuisé, et qu’on a aussi épuisé son quota de RTT, enfin, au bon moment quoi !

Pour prendre un bon recul sur 2008, mais oui, il est encore temps, ce blog vous propose une très modeste contribution, à travers un questionnaire inédit élaboré en plusieurs heures de travail acharné par un think tank de haut vol (oui, c’est comme cela qu’on dit quand on veut valoriser son travail). (Bon il y a un peu de pub, mais comme on n’est pas sur une chaîne publique…) Prenez une grande respiration ventrale type zen, avant de répondre aux questions et choisissez la franchise puisque ce questionnaire est anonyme

1. D’abord une question facile : le contenu de l’année 2008 vous a paru :

  1. Bien rempli
  2. Complètement fou
  3. Super intéressant
  4. Trop chargé !!

2. Avez-vous réussi à respecter les résolutions que vous vous étiez fixées le 1er janvier 2008 ?

  1. Oui, trop fastoche
  2. …heu…un peu oui…enfin…pas trop
  3. Non, pas du tout, de toute façon les nouvelles résolutions c’est nul
  4. Quelles résolutions ?

3. Vous avez trouvé le climat dans votre entreprise, votre bureau :

  1. Ensoleillé
  2. Aérien
  3. Maussade
  4. Brumeux

4. Et pour vos collègues, vous avez été

  1. Un petit rayon de soleil
  2. Une source d’enrichissement intellectuel
  3. Un puits d’écoute et d’empathie chaleureuse
  4. Et c’est tout, on ne va pas commencer à vous proposer des items négatifs, comme une source de tristes rumeurs, un court circuit, un bureau à éviter absolument…

5. En 2008, professionnellement, sur le recul

  1. Vous avez pris beaucoup de moments de recul (mais avouez que vous aviez un coach perso et très cher)
  2. Vous avez eu des occasions de le faire, mais bon, ça ne vous a pas trop tenté
  3. Vous l’avez fait modérément, sans excès

6. Et les consultants, les formateurs de SYMBIOSIS avec lesquels vous avez travaillé :

  1. a. Ils étaient magnifiques
  2. b. Du jamais vu
  3. c. Ne se prononce pas, tellement c’était bien

7. Globalement, cette année a-t-elle répondu à vos attentes

  1. Oui ! c’était mieux qu’en 2007 (mais sûrement moins bien qu’en 2009)
  2. Franchement c’était trop de la balle
  3. C’était bien mais pas top
  4. Je me suis terriblement ennuyé

8. Choisissez une idée pour que votre année 2009 soit :

  1. :-)
  2. 19/20
  3. ++

- - -

Et enfin, nous vous souhaitons au choix, une année :

  1. Très Symbio
  2. A fond Symbio
  3. Un peu Symbio
  4. Pas du tout Symbio (case interdite)
  5. Symbio à la folie !!!
  6. Peace & Symbio

théâtre et entreprise, une nouvelle scène s’ouvre

Le théâtre n’est ni une boîte à outil du charisme, ni une matrice de transformation.

Sa forme première, la plus belle, la plus forte, c’est une personne en scène qui donne de soi.

Le théâtre n’est pas un jeu de masque, de faux-semblant, de manipulation

Le théâtre est un voyage en soi. Un  personnage naît de la sincérité de la personne qui l’incarne.

Le théâtre ne s’interdit aucun sujet, aucun univers, aucun public.

Il a pour matière de travail la vie, toute la vie.

Le théâtre  n’est ni le produit d’un auteur de génie ou d’un metteur en scène visionnaire

Il se construit et trouve sa beauté, sa vérité dans le dialogue, le conflit, le respect, l’écoute entre un auteur, un metteur en scène, des comédiens et des spectateurs.

Le théâtre n’est pas écrit à l’avance par des grands auteurs.  Ses personnages ne préexistent pas

Il n’a d’existence que dans le travail d’imagination, de corps, d’engagement de ceux qui le pratiquent, de ceux qui le goûtent.

 

Pour exister, le théâtre appelle et appelle mille fois  l’homme, son

Pour toutes ces raisons le théâtre a sa place au service de l’entreprise


chute du mur

Le Mur de Berlin est tombé il y a bientôt 20 ans. Pourtant dans l’entreprise certains continuent de croire en la vertu du plan quinquennal !

J’animais hier une formation chez un de nos clients. Lors d’un debrief, je mettais en garde l’une des participantes contre  la manipulation comme outil de management. Soudain une personne m’interrompit pour me dire « mais qu’y a-t-il de si mal à la manipulation ? Le leadership c’est bien ça, non ? On fixe un objectif et on met en œuvre tous les moyens pour qu’une équipe, une entreprise y parvienne ? » Comme souvent je n’avais pas le temps de me lancer dans une argumentation philosophique. Comme souvent le soir en rentrant à Paris au wagon bar du TGV, je songeais à ce que j’aurais pu lui répondre. Me venait à l’esprit alors cette foule d’illusions et d’attentes qui gravitent autour du concept de stratégie… nourries d’ailleurs souvent par le « bas » plutôt que par les commandements : « On a besoin d ‘un  leader avec une vision » ; « la stratégie n’est pas claire ; on  ne sait pas où on va ». Les directions générales sont transformées en Bureau du Plan. On en attend la vision pour pouvoir donner sens, méthodes, et jalons à son action. La ruine d’un système fondé sur ces même illusions dirigistes n’a-t-elle pas suffit pour mettre fin à cette vision du leadership ?

Chaque personne est dotée d’un libre arbitre quelque soit le contexte dans lequel il est plongé, des plaines de l’Indiana aux prisons chinoises. Son mouvement réel est nourri d’une seule énergie : sa liberté. Cela a bien sûr des conséquences sur la façon dont il peut être managé mais aussi sur la façon dont lui-même peut trouver du sens à son action. Ainsi, un management efficace ne peut être qu’une sollicitation de la liberté de chacun. Et le sens d’un travail, d’une mission, d’un projet n’est jamais donné par une direction générale. C’est la responsabilité et le travail de chaque personne, de chaque moment.

Alors bien sûr la liberté de l’homme est loin d’être pure. Elle est altérée, au sens étymologique. Mais je préfère vous laisser me le rétorquer. Rassurez-vous, je ne vois pas la fin du monde communiste il y a vingt ans comme le triomphe d’une pensée libérale naïve et sure d’elle mais comme la possibilité d’une grande discussion philosophiquee sur l’homme et la façon dont il peut être « managé ».

Mon train arrivait. Peut-être lirait-elle cet article, celle qui aujourd’hui attendait tant du leadership ?


Noël au bureau

- Tu vas à l’arbre de Noël , ce soir?

- Non? C’est ce soir?

- Ouais, mais bon, avec les cadeaux ringards qu’on va se récupérer, mon fils, il jure que par la Wii, et j’ai l’impression qu’ils en sont encore aux cordes à sauter..

- Vous parlez de quoi ?

- De ce soir, l’ arbre de Noël ….

- Moi, j’ai pas le temps, avec le tableau de bord à finir pour Serge, et j’ai deux mois de retard sur mes frais..

- Y aura un discours, tu crois?

Voilà, on a envie de lancer un grand sondage sur Noël au bureau, vous en pensez quoi ?


Ecouter ?

Georges Brassens : tu sais, à force de réciter des poèmes en classe et d’écouter des chansons, on voit a peu près comment ça se fabrique.

André Seve : mais tu as travaillé la versification ?

G.B : la plupart de ceux qui écrivent des chansons n’ont pas étudié la versification. On est fait pour écrire des chansons ou n’est pas fait pour ça. Si on est fait pour ça, on n’a pas tellement besoin d’apprendre des règles.

A.S : toi, tu les as apprises ?

G.B : oui, plus tard parce que je raffinais un peu, mais …

A.S : tu en as conservé de tes premières chansons ?

G.B : non, on peut écrire des chansons sans … tu ne m’écoutes pas ?

A.S : non, c’est parce que …

G.B : tu suis ta pensée, je sens ça. Tu viens ici avec des idées préconçues et tu veux toujours suivre ton chemin, pas le mien. Quand j’avance quelque part sur une idée, il faut me laisser partir et tu m’arrêtes. Là, j’aurais pu dire des choses mieux mais il faut le temps que ça vienne.

A.S : on y reviendra.

G.B : il ne faut pas dire qu’on y reviendra, il faut qu’on continue de parler sans que tu t’occupes des questions que tu as fabriquées ou que toi, tu veux suivre. Veux-tu Brassens ou veux-tu fabriquer Brassens ? si tu suis ton idée, tu perds ce que moi en suivant ce qui me venait, j’allais te dire …

A.S : les spécialistes n’ont pas su m’ouvrir à tes musiques ni même tellement à tes textes.

G.B : Parce que toi, tu ne t’ouvres que si tu veux. Depuis que tu me questionnes, je le vois bien. Quand je t’explique quelque chose qui ne coïncide pas avec ce que tu voulais que je te dise, tu détournes la conversation.

A.S : moins maintenant ? après trois jours d’écoute.

G.B : “d’écoute” si on veut. Non, tu attends, tu attends et quand ça coïncide avec ce que tu attends, pof, ça fait tilt tu me regardes d’une façon vivante, tu es ouvert. Mais quand ça ne coïncide pas, je vois ton visage sans vie, je te surveille tu sais, j’en apprends beaucoup sur toi en observant ton comportement d’interviewer. Tu arrives ici avec un Brassens entièrement préfabriqué dans ta petite tête et tu veux me faire entrer là-dedans. La seule chose qui t’intéresse c’est de me faire dire ce que d’après toi, Brassens doit dire, ce que Brassens doit être. Tu pourrais avoir le vrai Brassens et en tous cas, un Brassens  inattendu mais tu t’es préparé au Brassens que tu veux. On attend toujours les êtres comme on les veut, on n’est pas prêt à la surprise.

Extrait de ” Toute une vie pour la chanson ”
André SEVE interroge Georges BRASSENS
Le Centurion - Paris - 1975


Pourquoi faire tout de suite ce que l’on peut remettre au lendemain ?

2 mois jour pour jour que nous sommes rentrés de vacances. Séjour de rêve… Occasion magnifique de recréer du lien avec des amis chers un peu perdus de vue.

Je vais leur écrire un petit mail, oh rien de grandiloquent, juste quelques mots pour les remercier à nouveau de nous avoir gâtés. Ca va me prendre 5 minutes ? Allez, disons 10.

Je m’amuse déjà en le formulant dans ma tête dans l’avion, ça va les faire sourire… J’ai une photo sublime d’eux, je leur ai pas montré pour leur faire la surprise, ça fera durer le plaisir de ces belles vacances.

Une semaine plus tard…

Je relativise : pas grave, je vais me rattraper, je vais faire les choses bien, j’enverrai une sélection de belles photos souvenirs. Je griffonne sur un post-it pour ne pas oublier.

2 semaines plus tard, sur ma TO DO list, c’est passé de Urgent à Important.

Je dédramatise : maintenant, ils n’attendent plus rien de toute façon, et puis, ils comprennent, eux aussi ils ont des vies de fou….

3 semaines …. hein ? même pas touché terre !

1 mois, c’est malin, ça va faire réchauffé, ça n’a plus de sens, et en plus, j’ai toujours pas téléchargé les photos…..

Je rationalise : ils me connaissent, PC en panne, mini grippe, (c’est le médecin qui l’a dit, et ça sonne mieux que maxi rhume), enfants dissipés convoqués par l’institutrice à l’école…

Et où est passé mon cahier qui récap ma To DO list ?

5 semaines plus tard …

Je culpabilise : Pas très fière de moi…pas en phase avec mes valeurs, mes bonnes résolutions (suis coutumière du fait)… m’en veux…. vraiment pas sympa…toi, à leur place, t’aurais apprécié…

……

J’organise : Noêl, les ponts du mois de mai, déjà !!! c’est fou ce que le temps passe…

……

Je me galvanise : ce soir, j’écris, et j’y passe le temps qu’il faut. Je décide, je prends ma vie en main, je me sentirai bien après…

Où j’ai mis leur mail déjà ? Ah, le voilà…. Finalement, j’y passe une bonne heure, je donne des détails, je fais une sélection de photos ; 1H du mat, mais bon, ça valait le coup, non ?…

Enième relecture ; je suis un peu maniaque en plus, je n’aime pas les fautes de frappe, ni les redondances…. Suis contente… c’est sympa, léger et drôle.

1H30 Envoyer…. Msg d’erreur ….undelivery mail… bien sûr, n’ai pas sauvegardé… il faut que je ré écrive tout …. pas le courage…

Je réécris à la hâte ‘’ Bien rentrés ….Honte de pas avoir appelé plus tôt… C’était génial !!!!!! On vous aime ‘’.

Envoyer msg. Ouf, c’est parti.

Pas glorieux, mais me sens mieux, soulagée.

Durée de l’opération 35 secondes……

J’analyse : LE MIEUX EST L’ENNEMI DU BIEN…

5 minutes de courtoisie élémentaire somme toute = gain de temps, paix de l’esprit, considération donnée et reçue, estime de soi.

C’est promis, ça n’arrivera plus, dorénavant, je ferai simple et vite. Et je m’y engage….

Quelqu’un aurait vu mon post-it OBJECTIFS BONNES RESOLUTIONS 2009 ?????


Douze idées pour antichoisir votre formateur ou votre consultant

On the left, on the right ? (for the happy few monthy pythonians)

  • il est pas en photo sur le site de sa boîte, c’est pas clair…
  • y a que des articles sérieux sur son blog
  • apparemment, y sait tout mieux que quiconque
  • il est cher, trop cher , trop trop cher !
  • dépassée ! la cravate..
  • je comprends pas bien ce qu’il raconte…
  • non mais t’as vu l’âge qu’il a !
  • en plus, y s’la joue grave
  • rien à faire qu’il soit comédien professionnel
  • il ä l’air un peu bizarre
  • j’ai pas confiance
  • encore un HEC, X Ponts option Sciences-Po, mais il en parle pas trop …

Peut être avez vous d’autres  critéres ? merci de vos commentaires