Un jeudi après-midi

11 février 2010 par Catherine | Non classé

Après avoir confié mon état de morosité provoqué par mon ennui au bureau (juste aujourd’hui  je précise), Odilon,  mon collègue de travail me suggère d’écrire un petit texte.

Et si j’y évoquais les jeux de quand j’étais petite ?  Ils ont bien pris leur source dans l’ennui des jeudis  après-midi !

La fabrication de bonbons  à partir de pâte dentifrice disposée en pastilles de 1cm de diamètre exposées à l’air libre pour les faire sécher avant de s’en délecter  le soir venu lorsque les parents sont devant la télé ;

Faire de la lumière dans le noir avec les étincelles provoquées par  les sous-pulls en synthétique quand on les enlève de plus en plus vite ;

Fabriquer des mains en plâtre avec des gants Mappa pour que l’on puisse s’en servir de porte-bagues ;

Scotcher entre eux tous les tickets du supermarché en un long ruban pour en faire un cerf volant ;

Fabriquer des cigarettes avec des feuilles de noyer roulées pour les fumer bien sûr ;

Caresser le rat qui s’est laissé coincer dans la souricière du grenier ;

Découper des ailes d’anges dans du carton pour pouvoir voler depuis le haut de deux tables empilées ;

Jouer à la corde à sauter avec  les polochons ;

Pourquoi n’emmènerait-t- on pas  les enfants dans l’entreprise ? On leur organiserait des goûters en échange…  C’est peut-être eux qui nous montreraient le chemin de la joie au travail ?

Tous ces jeux là –certes parfois un peu risqués- valent largement les exercices de « créativité » en entreprise, non ?

Eh toi là… qui me fais l’honneur de me lire… c’était quoi les jeux de ton enfance qui t’ont mené aux Urgences de l’hôpital le plus proche ?…


Un commentaire en réponse à “Un jeudi après-midi”

  • 1 Pierre Says:

    moi je m’inventais des histoires atour d’un objet pris au hasard autour de moi.

    Ainsi une bouteille de canard WC pouvait devenir un sous-marin et un pins rouge, la croix du courage décernée par Napoléon à mon trisaïeul.

    J’ai d’ailleurs retrouvé avec joie cet exercice dans un stage de théâtre sur Brecht.

    Et si on faisait jouer du Brecht aux enfants…

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