Le Buzz du mois!

Chers internautes,

Nous avons l’immense joie de vous annoncer l’arrivée d’une nouvelle rubrique sur ce blog. Celle-ci s’appellera : « le buzz du mois »… en toute simplicité !

Ces 4 dernières années, nos yeux ont découvert de nouvelles images, drôles, touchantes, inattendues, parfois choquantes. Des images qui passent de sites en sites, d’emails en emails, de pays en pays et qui font ce que l’on appelle : Le buzz

Le buzz est devenu si populaire qu’aujourd’hui, tout le monde veut faire le sien ! Allez, avouez-le, vous qui lisez ces quelques lignes, vous avez au moins une fois songé à trouver LA bonne idée qui fera sursauter l’internaute et surtout, qui le poussera à cliquer sur le bouton « transférer ».

Les entreprises n’échappent pas à la règle, et c’est sur ces dernières que nous allons nous pencher.

Depuis l’arrivée du buzz, exit la publicité télévisée (chère et limitée) une nouvelle ère est née, pour la plus grande joie des « entreprises non-grata » du petit écran (marques de boissons alcoolisées, grandes surfaces).  Un simple buzz peut redorer l’image de n’importe quelle entreprise !

Alors, pour le premier buzz du mois (celui de septembre) nous avons le plaisir de vous montrer, en exclusivité et en 213000ème mondiale (et oui, la vidéo est sortie il y a déjà 7 jours…) un spot réalisé par le site voyages-sncf.com !

Bon visionnage, et bravo à la SNCF !


Mon métier

Bon, j’y vais en métro et je prévois large, j’aime bien être là au moins une demie heure avant, histoire de m’échauffer. Je vérifie une dernière fois mon costume, nickel ! Il m’aide à entrer dans mon personnage. Le trac monte d’un cran. J’installe mes accessoires : les supports, quelques marqueurs, le paperboard… Le trac monte d’un cran supplémentaire. Je regarde sur le cahier de réservation : ils sont 12 ! Petit public mais c’est sans compter sur ceux qui viennent sans réserver. Je fais mes vocalises dans les loges. Plus quelques échauffements de zygomatiques. Je les entends arriver. Ils n’ont pas l’air très enthousiastes. Il ne faut pas que je compte sur des applaudissements dès mon entrée en scène. C’est pas grave, je sais qu’au final, je vais « les gagner »… Je re déroule une dernière fois mon texte de démarrage. J’ai l’impression d’avoir tout oublié et pourtant je joue ce rôle depuis des années. Allez je me sens prêt, j’y vais…. Zut mais quelle heure est il ? … C’est le matin ou le soir ?….…J’entre en scène ou en salle de formation… Je ne sais plus !!!… C’est un vrai public ou de vrais participants ?… Il faut vous dire que de temps en temps, je m’y perds, tellement ces 2 métiers se ressemblent. D’ailleurs en fait je n’ai qu’un seul métier : je suis formacteur….


SEDFF : LA NOUVELLE FILIALE DE SYMBIOSIS CONSULTANTS

Symbiosis crée une nouvelle filiale : la SEDFF.

 

Cette filiale est entièrement dédiée aux Supporters de l’Equipe de France de Foot. Son credo : travailler sur l’implication et la remotivation des supporters. Pour ce faire, différents leviers…

 

Le levier formation : différentes formations dans notre catalogue.

 

Prise de parole en public. 2 jours. 10 participants

Un incontournable pour le supporter qui se doit d’être charismatique lorsqu’il encourage son équipe sur les stades. On travaille sur l’image sonore et l’image visuelle : la posture (debout bras en l’air, assis), la gestuelle ( maintien de la banderole, les gestes de base dirigés vers l’arbitre, ou joueurs adverses…), le placement de la voix (comment se faire entendre au milieu de 79 000 autres supporters, et autres vuvuzelas…), la gestion du trac (lors des rares fois où l’équipe sera en danger)…. Mais aussi sur le texte lui-même (à la fois les incontournables : « Eh l’arbitre, achète toi des yeux », « eh le 11, c’est pas des jambes que t’as, c’est des chamallows », « laissez moi descendre sur la pelouse que je leurs montre », « y’a main là, on est pas au basket ! », « fais lui brouter l’herbe ! », et on pourra travailler sur des propositions émanant des participants).

 

Accompagnement au changement. 2 jours. 10 participants

Accompagner les participants au changement pour se détacher d’un Raymond et accueillir un Laurent. On s’appuiera sur les étapes du deuil vis-à-vis de Raymond (la 1ere : la colère, la 2eme : la colère, la 3eme : la colère et enfin la dernière étape : la colère). On travaillera sur le bon comportement vis-à-vis de Laurent pour éviter le « l’équipe de France c’est pas les girondins, non plus ! ».

 

Animer son équipe. 1 jour. 10 participants

Quelques clefs et autres méthodos pour mettre l’ambiance dans le car. Quels bars choisir aux alentours du stade. Comment décoder l’équipe. Comment confectionner les banderoles. Atelier maquillage bleu blanc rouge sur visage, bras et même fesses pour les supporters seniors. Création de chants gaulois biens sentis. Ateliers décapsulage de cannette avec les dents, avalage de pizza, tout en articulant « Bah y’a but l’arbitre !! »…

 

 

Le levier cohésion d’équipe. 0,5 jour. Entre 20 et 80 personnes.

Pour que votre équipe de supporters retrouvent une vraie cohésion, on s’appuiera sur un outil très simple : le chant. En effet un chef de chœur va les faire répéter tous ensemble, durant une demie journée, sur un chant très simple, la marseillaise. Effet cohésion garanti.

S’ensuivront quelques échanges  quant à la qualité de « l’équipe défunte », mais là, généralement, les avis sont unanimes…

 

Le levier évènementiel. 1h45. 80 000 participants.

Grand jeu de rôle, dans le stade de France : on prendra l’ancienne équipe (chaque joueur sera muni d’un cageot de tomate « cœur de Lebœuf »), les 80 000 participants (chacun muni d’une barquette de tomates cerises arrivées à maturité) et on s’entrainera, tous ensemble, à retrouver le jus qui nous a manqué lors de cette dernière coupe du monde…


En selle!

Au bureau, comme ailleurs dans Paris, on sent déjà l’été…le téléphone sonne moins, les emails se raréfient, le courrier aussi… D. a mis ses tongs, P. son bermuda… et pourtant, les salariés parisiens semblent encore là, la circulation sur mon trajet Porte Maillot – Parmentier est la même qu’en plein boom… je sais de quoi je parle, je roule à bicyclette… Par tous les temps, tout au long de l’année, pas en Vélib attention! avec mon vélo à moi… Et pourtant, je ne suis pas toute jeune : 55 au compteur, alors j’ai choisi mon sujet pour le blog : les retraites ! Il y a déjà quelques années, un collaborateur de 10 ans plus jeune, me demandait quand je la prenais… Je m’en étais sentie offusquée… L’autre jour, j’ai eu droit de la part d’un fournisseur qui resurgissait du néant à « Tiens, t’es encore là, toi ? » ! eh oui, pourquoi ne serais-je plus là ? Et pour quelle raison devrais-je partir ? 60 ou 62, quelle importance ? Au contraire, je ne vais pas aller râler contre l’opportunité de gagner plus longtemps un vrai salaire, si j’ai toujours la force de monter en selle… Pour moi, partir dépend essentiellement de mon envie, pas d’un âge donné…et j’aurai la chance de pouvoir en décider ; alors, franchement, je fais fi des conflits d’intérêts, je trouve qu’il est encore bien beau de se voir rétribué(e), une fois « out of office », en reconnaissance des années passées à gagner de l’argent aussi pour soi…bien sûr, je parle en amatrice, je ne fouille rien de ce sujet que l’on dit épineux, j’ai juste envie de dire « cessons de râler et apprécions objectivement notre chance d’être français ». Bien à vous. Jeannie L.


Un jeudi après-midi

Après avoir confié mon état de morosité provoqué par mon ennui au bureau (juste aujourd’hui  je précise), Odilon,  mon collègue de travail me suggère d’écrire un petit texte.

Et si j’y évoquais les jeux de quand j’étais petite ?  Ils ont bien pris leur source dans l’ennui des jeudis  après-midi !

La fabrication de bonbons  à partir de pâte dentifrice disposée en pastilles de 1cm de diamètre exposées à l’air libre pour les faire sécher avant de s’en délecter  le soir venu lorsque les parents sont devant la télé ;

Faire de la lumière dans le noir avec les étincelles provoquées par  les sous-pulls en synthétique quand on les enlève de plus en plus vite ;

Fabriquer des mains en plâtre avec des gants Mappa pour que l’on puisse s’en servir de porte-bagues ;

Scotcher entre eux tous les tickets du supermarché en un long ruban pour en faire un cerf volant ;

Fabriquer des cigarettes avec des feuilles de noyer roulées pour les fumer bien sûr ;

Caresser le rat qui s’est laissé coincer dans la souricière du grenier ;

Découper des ailes d’anges dans du carton pour pouvoir voler depuis le haut de deux tables empilées ;

Jouer à la corde à sauter avec  les polochons ;

Pourquoi n’emmènerait-t- on pas  les enfants dans l’entreprise ? On leur organiserait des goûters en échange…  C’est peut-être eux qui nous montreraient le chemin de la joie au travail ?

Tous ces jeux là –certes parfois un peu risqués- valent largement les exercices de « créativité » en entreprise, non ?

Eh toi là… qui me fais l’honneur de me lire… c’était quoi les jeux de ton enfance qui t’ont mené aux Urgences de l’hôpital le plus proche ?…


Chacun est le premier créateur de son environnement au travail

L’équipe du blog “bouge ta boite” a réussi à s’infiltrer dans un bureau Parisien, hier soir, et voici ce qu’elle a découvert:


M. Jaouen, votre prof d’histoire de 5e, consultant en management

Et si l’on se décentrait ? Si l’on faisait autre chose que du développement personnel, que du bien-être en entreprise, que de la lutte contre le stress ? Si l’on faisait de l’histoire…

A quoi peut bien servir l’histoire en entreprise ? Trois idées pour vous convaincre

1) Prendre conscience de l’historicité de choses : rien n’a toujours existé. Tout est passé par plusieurs phases : la non existence, la naissance, la vie. Si rien n’est éternel, alors pourquoi ne pas avoir de nouvelles idées, changer les organisations, les produits, les fonctionnements. L’histoire relativise l’existant, le rang chamboulable. Faire de l’histoire peut rimer avec créativité. Oubliez donc Alain Decaux ou M Jaouen, votre prof de 5e qui ressemblait aux sarcophages dont il vous parlait

2) Faire de l’histoire, c’est aussi comprendre la genèse des choses, les raisons qui ont présidé à telle ou telle organisation, les légitimités du réel en somme. Pourquoi l’entreprise fonctionne comme ça aujourd’hui ? Pourquoi utilise-t-elle ce système d’information ? Pourquoi la direction de la communication est-elle rattachée à la DRH ? Une fois que l’on a déterré les fondements du monde qui nous entoure, on peut mieux les interroger, savoir si’l est bon de les changer ou si finalement ils sont encore valables pour aujourd’hui. Faire de l’histoire c’est construire l’avenir de façon durable et raisonnée. L’image de M. Jaouen vous revient. Chassez là une bonne fois pour toute.

3) Faire de l’histoire c’est être moins seul et reconnaître que dans ce que nous sommes en tant que personne, équipe, entreprise, il y a un peu de l’autre. Le mythe du chevalier solitaire qui met pour la première fois le pied sur une terre inconnue est largement mis à mal par un petit détour pas les mémoires des anciens ou par les archives de l’entreprise. Beaucoup de brillantes choses ont déjà été réalisées avant vous.

Prenez donc votre téléphone, appelez les deux personnes qui occupaient votre poste avant vous et proposez-leur un déjeuner. Vous voyez l’histoire c’est tout simple. M. Jaouen a déjà dû vous le dire.

une fresque sur l’histoire d’un service réalisée par des collaborateurs


Le malaise du cinéphile

Dimanche 11h00 – Je m’appelle Claude, J’ai 24 ans, je sors d’une grande école d’ingénieur, et je passe mon dernier jour en tant qu’étudiant. Demain je commence mon nouveau job…mon premier. J’intègre une multinationale dans le secteur bancaire, je suis plein d’enthousiasme mais un peu stressé. Pour me détendre, je décide de regarder la télé. Je tombe sur le Tour de France. Les images sont superbes, les caméras sont partout, sur des autos/motos/Hélicos, je suis dans la course, je suis Lance Armstrong, je pédale, je vibre c’est génial.

19h00, après une course effrénée, je décide d’aller voir un film au ciné : Harry Potter ? Pourquoi pas…Les images sont superbes, les effets spéciaux sont grandioses, la musique me transporte, je suis sur un balai, je vole, je suis Harry Potter, je vibre, c’est génial !

Le lendemain matin, je suis bien, je suis détendu, je vais travailler ! L’intégration commence par l’incontournable, l’inévitable film de présentation de ma nouvelle entreprise…les images sont poussiéreuses, les textes sont ringards, la musique peut convenir (si l’on est fan de synthétiseur). C’est glauque, je déchante. A quand Spielberg dans ma boite???

Voici un extrait de film. Avec un peu de malchance, vous êtes tombé dessus dans le cadre d’une formation sur la gestion des conflits…  


La chiasse de l’actionnaire

La course à la rentabilité, les restructurations des entreprises, les plans sociaux, les coupes budgétaires…. Et si le responsable, c’était vous, nous, tous. Un ouvrier souscrivant à un régime de retraite complémentaire, avec l’espérance d’un rendement maximal, auprès d’un organisme qui place son argent dans un fond de pension qui lui-même envoie un représentant siégé au Conseil d’Administration des entreprises dans lesquelles elle investit n’a-t-il pas un rôle dans  les « mécanismes inhumains du capitalisme ». Au moins celui de ne pas chercher à comprendre. Alors faites comme ce « petit » actionnaire, cherchez à savoir, à comprendre les conséquences de vos placements, et même s’il le faut élever la voix.

 

 


Petite bibliographie alternative pour managers d’entreprise

Peut-être en avez-vous comme moi marre quand on vous conseille un livre sur l’entreprise de vous voir infliger une compilation de bullet points sans style ni poésie. Alors voici quelques pistes pour oser une alternative.

Comme belle leçon de management, offrez-vous le making off du superbe Molière d’Ariane Mnouchkine. Vous y découvrirez toute la mécanique de la créativité collective et vous vous prendrez sans doute en pleine certitudes managériales le fameux appel de Mnouchkine à Caubère “Molière, Philippe, c’est toi !”.

Comment induire de la créativité dans votre équipe ? Risquez l’Espace vide de Peter Brooke et plongez vous dans l’univers abrasif du vide et de la liberté créative totale.

Des pistes pour rendre votre équipe plus cohérente ? Rouvrez Economie et Société de Max Weber ou encore Du Contrat social de Rousseau. Vous redécouvrirez les raisons mêmes de l’existence d’une équipe.

Enfin pour ne pas me montrer totalement fâché avec les sciences de gestion, je vous concèderai le superbe L’Innovation ordinaire de Norbert Alter qui démontre que littérature économique peut rimer avec humour et style. C’est une belle leçon de conduite du changement et de déploiement de l’innovation, qui s’autorise en plus la causticité.

So long the Harvard Business Review !